Laisser son enfant dire non !

Publié le par Maëlle B.F.

Très vite en apprenant à parler, bébé va prononcer le mot tellement agaçant pour les parents : "non". Tout le monde y va de son conseil pour juguler cette fameuse crise des deux ans (qui peut d'ailleurs commencer bien plus tôt). Car oui c'est une période qui peut vite devenir épuisante (dixit une maman dont le petit recommence à ne plus vouloir s'endormir tranquille, grrr, vive l'apprentissage de la parole !).

Chez nous, même si bébé est adorable et très autonome, il est capable de se mettre hors de lui si on lui "impose" un changement de couche, une direction dans la rue...l'enfant sage se transforme en petit diable.

Pourtant, cette étape si redoutée des parents est primordial pour l'enfant !

En disant "non", bébé s'affirme. Tu liras des livres entiers sur la construction de la personnalité de l'enfant à cet âge, son affirmation en tant que personne. L'enfant en s'opposant se découvre différent et s'affirme. Mais je trouve que l'on insiste assez peu sur la définition des limites propre à l'enfant qui est tout autant importante dans son développement.

Quand bébé dit qu'il ne veut plus manger, il peut le faire pour tester ses parents mais aussi parce qu'il n'a simplement pas faim. Est-ce qu'on nous force à manger en tant qu'adulte ? N'y a t-il pas une multitude d'études qui montrent les dangers de manger sans faim ? Peut-être que bébé a vraiment faim mais il veut voir : quelle est la conséquence d'affirmer un "non" ? Va-t-on l'écouter ? Va-t-il devoir crier, taper, mordre, pour qu'on le prenne au sérieux ? En tant que jeune parent, j'ai été au début catastrophée quand bébé refusait un plat. Et puis on comprend vite qu'il ne va pas se laisser mourir de faim, et si on interdit le double dessert en compensation, donner une collation plus solide à quatre heure ne fait de mal à personne. Le schéma petit-déjeuner, déjeuner, goûter, diner n'est pas forcément adapté à tout le monde, toutes les saisons, toutes les activités. Les enfants ont des périodes de croissance, de période où ils couvent quelque chose et mangent moins, bref, on peut aussi leur faire confiance (sauf s'ils veulent une monodiète frites/ yaourts ;) ).

Bien sûr, je ne dis pas qu'il faut toujours céder à son enfant (tu imagines le désordre ^^ ) mais que ce ne sont pas des caprices. Il y a des questions de sécurité (passage piéton, objets interdits...), de santé (prise de médicaments...), un planning à respecter, mais le "non" de l'enfant doit être pris en compte pas nié.

Je n'oblige pas mon enfant à finir son assiette, à goûter un aliment, à faire un bisou, à jouer avec d'autres enfants. On propose, on le rassure, mais si c'est non, tant pis ! Encore une fois, sur les questions importantes, il est important que bébé comprenne que ce sont les parents qui décident. Chez nous, cela pose d'ailleurs régulièrement problème.

Notre petit loup, grâce à son caractère mais aussi au fait qu'on ne le force jamais, est extrêmement sociable et respecte les règles de la maison et en extérieur la plupart du temps. La communication étant encore laborieuse, bébé peut malgré tout ne pas comprendre la situation et s'énerver.

Voilà, ce que je viens d'écrire paraît enfoncer des portes ouvertes. Mais à l'heure où l'on se plaint que beaucoup de gens n'osent pas mettre des limites avec leur entourage, leur famille, leur travail et qu'à l'inverse, beaucoup de personnes trouvent normal de nier l'avis des autres et croient qu'un "non" peut vouloir dire "oui", il est important de rappeler que dès l'enfance un "non" doit être entendu et dès que possible respecté !

Si tu aimes ce que je fais, demande avant d'utiliser l'image.

Si tu aimes ce que je fais, demande avant d'utiliser l'image.

Commenter cet article

Rebecca G 09/07/2017 23:37

Bel article. Pas toujours facile de savoir faire face à l'opposition des petits... Bisous

Maëlle B. F. 10/07/2017 10:10

Merci :) Et en même temps c'est tellement important pour eux ! Bisous

Peter Dussoni 01/06/2017 22:03

L'éternel problème. Véritable crise ? véritable non ? Ou bien test pour voir si les limites sont là, et si elles sont solides ? C'est toute la difficulté, pour nous aussi. Effectivement, on essaye de rester intraitable quand il s'agit de sécurité. Pour le reste, c'est plutôt du freestyle en fonction de l'humeur et des indices que peut disséminer sans le vouloir le bout de chou. Tu en es au non? Je te passe les " Avec mamie je le fais ! " " Mamie elle dit oui ! "
Oui ! mais nous ne sommes pas, mamie ! ^^

PS : Ces nouveaux captcha pour laisser un message tendent à me rendre fou >> Pour réussir à laisser un message, même sur mon blog, c'est vraiment l'horreur !

Maëlle B. F. 10/07/2017 10:06

Oh je ne vois ton commentaire que maintenant. Ah ah, jouer les grand-parents ^^ non on n'y a pas encore droit ;)

Et oui 10 ans pour écrire un message, c'est très frustrant...